COVID-19 – Quelles mesures prendre pour protéger la santé et la sécurité des salariés face aux risques sanitaires

La continuité ou la reprise des activités industrielles exige la définition de protocoles extrêmement précis permettant d’assurer un haut niveau de protection des salariés face aux risques sanitaire.

Dans le secteur automobile, la reprise progressive de la production en Chine et, en particulier, dans la région de Wuhan, va constituer un benchmark particulièrement précieux pour anticiper les conditions de la reprise en France et en Europe. La filière y travaille, notamment dans le cadre de la cellule de crise qu’anime la PFA et qui rassemble tous les acteurs du secteur (constructeurs, équipementiers, représentants des fournisseurs, …).

 


D’ores et déjà, le ministère du Travail a publié une plaquette d’information à destination des employeurs et le MEDEF propose un guide de bonnes pratiques pour aider les entreprises à définir leurs règles permettant d’assurer la protection de leurs salariés.

 

La plaquette d’information du ministère du Travail

Dans le cadre de la gestion de la crise épidémique coronavirus, le ministère du Travail publie à destination des employeurs, une plaquette d’information sur les mesures à prendre pour protéger la santé de leurs salariés.

 

covid19_obligations_employeur

Télécharger le guide du ministère du travail

 


D’une manière générale, le ministère du Travail rappelle les obligations légales qui incombent à l’employeur et qu’aux termes de la loi, « l’employeur doit prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et la santé physique et mentale des travailleurs », et qu’il doit veiller notamment à « l’adaptation de ces mesures pour tenir compte du changement des circonstances et tendre à l’amélioration des situations existantes ».

Télécharger le rappel des obligations générales de l’employeur en matière de sécurité et de santé

Consulter le questions-réponses et l’ensemble des informations utiles aux employeurs

 

Guide de bonnes pratiques du Medef

Le MEDEF a partagé un guide de bonnes pratiques à adapter aux spécificités de chaque entreprise. Il s’agit d’aider les entreprises à définir les règles permettant d’assurer la protection de leurs salariés.

 

Guide Bonnes pratiques - COVID-19 - MEDEF_mars 2020

Télécharger le guide

 

 

Il revient à chaque entreprise de définir des mesures de prévention spécifiques en fonction de son évaluation des risques face à la pandémie du COVID-19. Cette proposition de guide se base notamment sur les préconisations à date du gouvernement et des autorités sanitaires et il a, par conséquent, vocation à évoluer.

 


COVID-19 – Mondial-Paris Motion Festival : Communiqué de Luc CHATEL et de Frédéric BEDIN

Au regard de la gravité de la crise sanitaire sans précédent face à laquelle le secteur automobile, frappé de plein fouet par l’onde de choc économique, joue aujourd’hui sa survie, nous sommes contraints d’annoncer que nous ne serons pas en mesure de maintenir dans sa forme actuelle le Mondial de l’auto à la porte de Versailles pour son édition 2020.

Les parties Movin’On, Smart City et évènements hors-les murs ne sont pas, pour l’instant, remises en question. Nous étudions toutes les solutions alternatives en relation étroite avec nos principaux partenaires. La profonde réinvention de l’évènement que nous avons initiée, avec notamment une dimension de festival autour de la mobilité innovante, mais aussi un volet BtoB fort, pourrait en offrir l’opportunité.

Rien ne sera comme avant, et cette crise doit nous apprendre à être agiles, créatifs et plus que jamais innovants.

Nous continuerons de vous tenir informés, en temps réel, au fur et à mesure des décisions que nous serons amenés à prendre.

Pour l’heure, nos pensées vont à tous ceux qui sont touchés par la pandémie, à nos personnels de santé, mais aussi à nos clients dont les entreprises font face, avec beaucoup de détermination, aux impacts économiques de cette crise sanitaire.

 


Annonce du renforcement des mesures d’aide aux entreprises

Le ministre de l'Action et des Comptes publics a annoncé un renforcement des mesures d’aide aux entreprises : la possibilité de reporter le paiement des cotisations sociales dues au 5 avril 2020 et le remboursement accéléré des crédits d’impôts sur les sociétés restituables en 2020 et des crédits de TVA.

Possibilité de reporter le paiement des cotisations sociales à l’échéance du 5 avril

Pour les entreprises qui paient leurs cotisations salariales et patronales le 15 mars (entreprises de moins de 50 salariés), la possibilité de reporter tout ou partie de ces cotisations avait déjà été instaurée par le réseau des URSSAF.

Et 380 000 établissements ont eu recours à ce décalage de paiement, ce qui représente plus de 3 milliards d’euros de report sur les 9 milliards d’euros de cotisations sociales qui devaient être encaissées initialement sur cette échéance.

Le ministre a annoncé dimanche que ce report de cotisations sociales pourra concerner aussi les entreprises dont la date d’échéance de paiement de leurs cotisations URSSAF intervient le dimanche 5 avril 2020.

Parmi les employeurs de plus de 50 salariés, qui représentent 224 000 établissements et dont l’échéance est prévue à cette date, ceux qui font face à de sérieuses difficultés de trésorerie pourront ajuster leur paiement selon leurs besoins, ce qui entraînera le report de l'échéance.

Des informations leur seront communiquées ultérieurement par les URSSAF sur le mode opératoire à suivre.

Remboursement accéléré des crédits d'impôt sur les sociétés restituables en 2020 et des crédits de TVA

Afin d'apporter une aide financière aux entreprises en difficulté, le gouvernement, par la voix du ministre de l’Action et des Comptes publics, annonce la possibilité de demander un remboursement anticipé des créances d'impôt sur les sociétés restituables en 2020 et un traitement accéléré des demandes de remboursement des crédits de TVA par la Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP).

Télécharger le communiqué


Covid-19 – Réunion de crise du Comité stratégique de la filière automobile

Le comité stratégique de filière automobile s’est réuni, ce matin, par audioconférence, sous la présidence de Luc CHATEL et en présence de la secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances, Agnès PANNIER-RUNACHER, afin de faire le point sur les impacts de la crise liée au coronavirus sur nos entreprises et les mesures de soutien qui s’imposent.

Impacts de l’épidémie et mesures gouvernementales de soutien

Jusqu’à la mi-mars, les impacts de la crise sur la continuité de la production avaient été limités en Europe (hors Italie), par les efforts des industriels pour anticiper au maximum, avec la recherche de double sourcing et la gestion des stocks. L’amplification de l’épidémie et les mesures de restriction décidées par le gouvernement vont désormais peser très lourdement sur la production et le marché automobile.

Renault, PSA, Renault Trucks, Toyota, Michelin et bien d’autres entreprises de la filière ont annoncé depuis le début de la semaine la fermeture de tout ou partie de leurs sites, en France et en Europe, pour protéger leurs salariés, contribuer aux objectifs du gouvernement de stopper le plus rapidement possible l’épidémie, mais aussi pour s’adapter à la chute de la demande. D’autres sites vont poursuivre leur activité, dans le strict respect des conditions imposées par les pouvoirs publics, pour servir leurs clients, en Europe ou non, qui poursuivent leur production.

Les PME et ETI de la filière, au cœur du tissu industriel de nos territoires, fournisseurs de rang 1 à n, sont susceptibles dans un tel contexte d’être très rapidement exposées à un arrêt des commandes et à des risques de trésorerie.

Deux séries de mesures d’urgence ont d’ores et déjà été annoncées et déployées par le gouvernement : des mesures de soutien massif à la trésorerie (report des échéances fiscales et sociales, garantie de prêts par l’Etat à hauteur de 90% via BPI pour poursuivre la possibilité d’accès à la trésorerie, engagement des banques à reporter les échéances des emprunts en cours jusqu’à 6 mois sans frais…), des mesures de soutien à l’emploi (recours au chômage partiel sans limite, …) afin d’éviter tout licenciement qui, outre l’aspect social, rendrait plus difficile la période de redémarrage de l’activité. Nous saluons ces mesures fortes qui répondent aux demandes que nous formulions.

Anticiper un plan de relance pour la sortie de crise

Cette crise sans précédent intervient alors que le secteur automobile, confrontés à des transformations historiques, fait face, depuis fin 2019 – début 2020, à un retournement de cycle : une baisse du marché mondial de l’ordre de 5 à 6% en 2019, et en France, sur les deux premiers mois de l’année, une baisse de 6 à 7% en moyenne. Cette baisse s’accentuera très fortement dans les deux mois à venir. En Chine, sous l’effet de l’épidémie et de ses impacts, le marché pour l’ensemble du mois de février a chuté de – 78,4%.

il est donc indispensable, au-delà des mesures d’urgence, d’anticiper dès maintenant, un plan de relance pour la sortie de crise.

Il s’agira notamment d’actionner les outils à disposition (PAC, bonus pour l’achat de VE et VHR) pour relancer le marché, et par ailleurs de consentir des investissements massifs pour les infrastructures de recharge des véhicules électriques, condition clé pour le décollage de ce marché. De manière plus structurelle, il s’agit enfin d’accélérer les travaux engagés pour l’amélioration de la compétitivité du site France avec, notamment pour le secteur automobile, la mission confiée à Hervé Guyot : ils doivent se traduire rapidement par l’activation de leviers permettant de regagner en compétitivité pour les sites de production en France, afin de préserver le savoir-faire et l’emploi en France, et de gagner en indépendance sur l’ensemble de la chaine d’approvisionnement.

La filière engagée dans la gestion de crise

La filière mobilise tous ses efforts pour suivre les impacts sur le secteur, anticiper les mesures à déployer et accompagner les entreprises, tant dans cette phase de réduction des activités de production que pour la phase à venir de reprise d’activités.

Depuis fin janvier, nous sommes en contact permanent avec les pouvoirs publics et partie-prenante des réunions de crise organisées par Bercy, le ministère des Transports ou le ministère du Travail.

Une cellule de crise a été mise en place, au niveau de la PFA : rassemblant l’ensemble des acteurs, elle se réunit en audioconférence plusieurs fois par semaine afin de partager avec tous (constructeurs, équipementiers, représentants des fournisseurs, …) les informations susceptibles d’être échangées concernant les impacts en cours ou attendus de l’épidémie sur l’industrie automobile.

Afin de permettre une parfaite remontée des informations et alertes émanant du tissu industriel, la PFA a ouvert une adresse mail dédiée à cette fin : covid-19@pfa-auto.fr . Les entreprises sont invitées à y faire leurs commentaires et à poser toutes les questions qui nous permettrons de leur apporter un maximum d’informations et de précisions susceptibles de leur être utiles.


Le Figaro - Luc Chatel : « La crise que traverse aujourd’hui l’industrie automobile est d’une ampleur exceptionnelle »

Le Figaro – Luc Chatel : « La crise que traverse aujourd’hui l’industrie automobile est d’une ampleur exceptionnelle »

«La crise va priver l’industrie automobile de 5 à 6 milliards d’euros»

INTERVIEW - Le président de la Plateforme automobile, qui représente la filière industrielle française, espère que la solidarité aidera les PME, face à l’épidémie.

Par Valérie Collet - Le Figaro

LE FIGARO. - Une réunion de crise s’est tenue mardi avec le ministre de l’Économie pour faire le point sur la situation des entreprises de la filière automobile. Quelle est-elle?

Luc CHATEL. - La crise que nous traversons aujourd’hui est d’une ampleur exceptionnelle. Elle s’ajoute à celle, structurelle, à laquelle l’automobile mondiale devait déjà faire face avec la mutation technologique. Aujourd’hui, en Europe, 90 % des usines ont fermé, constructeurs et équipementiers confondus. Mais certains fournisseurs, dans la mécanique en particulier, continuent à travailler. Il est essentiel qu’ils puissent livrer des pièces aux donneurs d’ordre dans le monde entier. L’approvisionnement de ces usines doit donc être garanti.

Certaines PME déjà en difficulté avant l'épidémie de Coronavirus vont-elles être contraintes de mettre la clé sous la porte ?

La priorité, c’est d’abord la santé des salariés. La deuxième préoccupation, c’est la survie des entreprises après l’arrêt de leur activité . Nous allons tout mettre en œuvre pour qu’elles redémarrent le plus vite possible. La troisième priorité, c’est la continuité de certaines activités essentielles, y compris dans les services comme la réparation et la maintenance .

Une cellule de crise a été activée, au niveau de la Plateforme automobile. Elle rassemble l’ensemble des acteurs et se réunit en audioconférence plusieurs….

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Covid-19 - Bénéficier des mesures de soutien aux entreprises : démarches et contacts utiles.

Article mis à jour le 31/03/2020

 

Quelles démarches à suivre pour bénéficier des mesures de soutien aux entreprises ? Comment bénéficier, par exemple, du report des échéances sociales et fiscales, du chômage partiel ou encore du Fonds de solidarité ?

L’activité de votre entreprise est impactée par le Coronavirus COVID-19 : mesures de soutien et contacts utiles pour vous accompagner.

Face à l’épidémie du Coronavirus COVID-19, le gouvernement a mis en place des mesures de soutien immédiates aux entreprises :

1. Des délais de paiement d’échéances sociales et/ou fiscales (URSSAF, impôts directs) ;

2. Dans les situations les plus difficiles, des remises d’impôts directs pouvant être décidées dans le cadre d'un examen individualisé des demandes ;

3. Le report du paiement des loyers, des factures d'eau, de gaz et d’électricité pour les plus petites entreprises en difficulté ;

4. La mobilisation de l’Etat à hauteur de 300 milliards d’euros pour garantir des lignes de trésorerie bancaires dont les entreprises pourraient avoir besoin à cause de l’épidémie ;

5. Un soutien de l’Etat et de la Banque de France (médiation du crédit) pour négocier avec sa banque un rééchelonnement des crédits bancaires ;

6. Le maintien de l'emploi dans les entreprises par le dispositif de chômage partiel simplifié et renforcé ;

7. L’appui au traitement d’un conflit avec des clients ou fournisseurs par le Médiateur des entreprises ;

8. La reconnaissance par l’Etat et les collectivités locales du Coronavirus comme un cas de force majeure pour leurs marchés publics. En conséquence, pour tous les marchés publics d’Etat et des collectivités locales, les pénalités de retards ne seront pas appliquées.

 

Coronavirus-MINEFI-10032020

➜ Télécharger ici le vade-mecum

➜ Télécharger ici le Questions-Réponses pour les entreprises

 

DEMARCHE ET CONTACTS UTILES  

Reporter vos échéances fiscales auprès services des impôts des entreprises (SIE) de la DGFiP

Consultez l’ensemble de la documentation utile »

 

Face à des difficultés financières, bénéficier de délais de paiement pour s’acquitter de dettes fiscales et sociales

Conditions, modalités et démarches

 

Bénéficier d’une remise d’impôts directs

Téléchargez le formulaire de demande de remise gracieuse

 

Bénéficier des prêts de trésorerie garantis par l’Etat 

➜ Consulter ici les modalités détaillées permettant d’obtenir un prêt garanti par l’Etat

Par ailleurs, les mesures mises en place par Bpifrance demeurent : garantie aux PME et ETI sur un découvert confirmé sur 12 à 18 mois ou sur un prêt de 3 à 7 ans, report de 6 mois des échéances à compte du 16 mars.

Pour bénéficier des mesures de Bpifrance :

- vous devez remplir le formulaire en ligne

- Ou appeler le numéro vert de Bpifrance « coronavirus » au 0969 370 240.
Pour plus d’informations, vous pouvez également vous rendre sur le site internet dédié de Bpifrance

 

Bénéficier de la médiation du crédit pour négocier avec sa banque un rééchelonnement des crédits bancaires 

Saisissez le médiateur du crédit

 

Bénéficier du dispositif de chômage partiel 

Déposez  une demande de chômage partiel

 

Bénéficier du médiateur des entreprises en cas de conflit  

Posez vos questions ou demandez des conseils

Saisissez le médiateur des entreprises

 

Pour être accompagnés dans vos démarches

Localement, les CCI seront votre interlocuteur de premier niveau pour vous renseigner sur les mesures, mais également vous aider, si vous en éprouvez le besoin, dans l’accomplissement des démarches :

Contacts CCI

 

Vous pouvez également très utilement contacter votre région :

Contacts Régions de France

 

Entreprises du secteur automobile, n’hésitez pas à nous faire part des informations et alertes concernant votre entreprise sur l’adresse mail dédiée : covid-19@pfa-auto.fr


Entreprises impactées par la crise du Coronavirus : mesures de soutien et contacts utiles

 

 

Face à l’épidémie du Coronavirus COVID-19, le gouvernement a mis en place des mesures de soutien immédiates aux entreprises :

1. Des délais de paiement d’échéances sociales et/ou fiscales (URSSAF, impôts) ;

2. Dans les situations les plus difficiles, des remises d’impôts directs pouvant être décidées
dans le cadre d'un examen individualisé des demandes ;

3. Un soutien de l’Etat et de la Banque de France (médiation du crédit) pour négocier avec sa
banque un rééchelonnement des crédits bancaires ;

4. La mobilisation de Bpifrance pour garantir des lignes de trésorerie bancaires dont les
entreprises pourraient avoir besoin à cause de l’épidémie ;

5. Le maintien de l'emploi dans les entreprises par le dispositif de chômage partiel simplifié et
renforcé ;

6. L’appui au traitement d’un conflit avec des clients ou fournisseurs par le Médiateur des
entreprises ;

7. La reconnaissance par l’Etat du Coronavirus comme un cas de force majeure pour ses
marchés publics. En conséquence, pour tous les marchés publics d’Etat, les pénalités de
retards ne seront pas appliquées.

Pour plus d’informations : www.economie.gouv.fr/coronavirus-soutien-entreprises

 

 

Pour être accompagné dans vos démarches,vous pouvez contacter :

Le référent unique de la DIRECCTE de votre région :

Auvergne-Rhône-Alpes ara.redressementproductif@direccte.gouv.fr 04 72 68 29 69
Bourgogne-Franche-Comté bfc.continuite-eco@direccte.gouv.fr 03 80 76 29 38
Bretagne bretag.continuite-eco@direccte.gouv.fr 02 99 12 21 44
Centre Val-de-Loire centre.continuite-eco@direccte.gouv.fr 02 38 77 69 74
Corse marie-francoise.baldacci@direccte.gouv.fr 04 95 23 90 14
Grand Est ge.pole3E@direccte.gouv.fr 03 69 20 99 28
Hauts-de-France hdf.continuite-eco@direccte.gouv.fr 03 28 16 46 88
Ile-de-France idf.continuite-eco@direccte.gouv.fr 06 10 52 83 57
Normandie norm.continuite-eco@direccte.gouv.fr 02 32 76 16 60
Nouvelle-Aquitaine na.gestion-crise@direccte.gouv.fr 05 56 99 96 50
Occitanie oc.continuite-eco@direccte.gouv.fr 05 62 89 83 72
Pays de la Loire pays-de-la-loire@direccte.gouv.fr 02 53 46 79 69
Provence-Alpes-Côte d’Azur paca.continuite-eco@direccte.gouv.fr 04 86 67 32 86
Mayotte dominique.grancher@dieccte.gouv.fr 02 69 61 93 40
Guadeloupe 971.gestion-crise@dieccte.gouv.fr 05 90 80 50 50
Réunion arnaud.siccardi@dieccte.gouv.fr 02 62 940 707
Martinique dd-972.direction@dieccte.gouv.fr 05 96 44 20 00
Guyane dd-973.direction@dieccte.gouv.fr 05 94 29 53 53
Le référent unique des CCI et CMA :
CCI France entreprises-coronavirus@ccifrance.fr 01 44 45 38 62
CMA France InfoCovid19@cma-france.fr 01 44 43 43 85

➜ Télécharger les informations en format PDF


Deux mois après la #JournéeDeLaFilièreAuto : le point sur le plan annoncé par le gouvernement

Deux mois après la #JournéeDeLaFilièreAuto : le point sur le plan annoncé par le gouvernement

Trois questions à Marc Mortureux, Directeur général de la PFA

 

 

Le 2 décembre dernier à Bercy, à l’occasion de la #JournéeDeLaFilièreAuto organisée à l’initiative de la PFA, Bruno Le Maire avait annoncé un plan de soutien au secteur, où en sommes-nous ?

Marc Mortureux : Dans la perspective de la journée de la filière du 2 décembre à Bercy, Luc Chatel avait en effet appelé le gouvernement à un plan d’urgence. L’accélération des transformations que nous vivons, en particulier l’évolution du mix-énergétique, ont des impacts significatifs sur le tissu industriel au cœur de nos territoires. Difficultés de trésorerie ou d’accès aux prêts bancaires, carnet de commandes en baisse… autant d’éléments qui nous remontaient et exigeaient une réponse.

Le ministre a annoncé un plan de 50 millions d’euros, structuré autour de deux volets :

- Permettre à nos PME de passer le cap de cette période difficile à travers la création d’un fonds de garantie pour les PME et ETI de la filière automobile, permettant de garantir jusqu’à 70% du montant d’un prêt bancaire, et doté de 25 millions d'euros de fonds publics ;

- Accompagner la transformation de nos entreprises à travers la mise en place un nouveau fonds de 25 M€ (qui s’ajoutent à 14 M€ déjà disponible) pour accompagner la transformation écologique des entreprises de la filière par des aides à l’investissement, mais aussi à travers l’accompagnement sur-mesure des entreprises impactées.

Les deux fonds sont mis en place via la BPI et la filière, en collaboration avec Bercy. Le fonds de garantie, par exemple, permettra dès cette année 2020 de générer 180-200 millions d'euros de prêts garantis pour les PME de l'industrie automobile.

 

Pouvez-vous détailler ce qui relève de cet accompagnement sur-mesure des PME et ETI impactées par les transformations sans précédent que traverse le secteur ?

Marc Mortureux : La PFA est en train de finaliser une convention avec Bercy permettant dégager une première enveloppe à hauteur de 2 M€ pour financer trois dispositifs de soutien :

Le premier dispositif vise à un accompagnement stratégique d’entreprises impactées par le changement du mix énergétique ou la baisse de la production automobile en France. Le but est de les aider à identifier les pistes de diversification possibles et à définir un plan d’actions pour assurer les reconversions nécessaires.

L’action se traduira par l’accompagnement de 60 PME sur deux ans sous forme d’une prestation de conseil.

Le second vise à un accompagnement opérationnel sur une durée plus longue (12 à 24 mois maximum) des entreprises impactées pour les aider à définir un plan d’action et à suivre leur mise en œuvre. L’action se traduira par la sélection de 40 PME sur deux ans sous forme d’une prestation de conseil qui s’étalera sur un temps plus long, de l’ordre de 12 à 24 mois. Elle pourra conduire, de façon complémentaire, à d’autres types de soutien, en fonction des situations, sous forme d’accompagnement opérationnel, d’apports en capital par le Fonds d’Avenir Automobile (FAA), de soutiens à l’investissement ou encore d’aides à la reconversion de salariés.

Le troisième dispositif vise à engager des démarches collectives de nature stratégique (marché, produits, performance industrielle, compétences) pour certains secteurs de la filière particulièrement impactés, comme la fonderie, la forge ou encore la plasturgie. Le but de cette démarche sera de mobiliser l’ensemble de l’écosystème concerné pour réaliser collectivement une analyse globale d’adéquation entre l’offre et la demande à l’échelle européenne ; évaluer les perspectives d’évolution et les opportunités de diversification ; identifier les technologies et compétences clés à renforcer ; et définir les mesures à prendre pour s’adapter ainsi aux besoins identifiés du marché.

Concrètement, sur le terrain, comment ces dispositifs de soutien seront ils déployés ces prochaines semaines ?

Marc Mortureux : Ces actions seront menées en étroite collaboration avec les fédérations membres de la PFA, ainsi qu’avec les pôles de compétitivité et les ARIA. D’ores et déjà, un premier appel à projet, le PIAVE, a été lancé via la BPI. Il s’agit d’accompagner des projets de diversification des entreprises de la filière, en soutenant l’innovation et l’investissement productif, notamment en matière de transition énergétique. L’objectif, c’est de venir soutenir des projets de diversification d’entreprises confrontées à l’exigence de s’adapter aux mutations qui sont les nôtres.

La PFA poursuivra par ailleurs son programme d’accélérateur automobile avec Bpifrance, avec le lancement de deux nouvelles promotions, en cours de recrutement, en avril prochain. Nous encourageons toute entreprise intéressée à se manifester rapidement et prendre contact avec nous .


1ers Trophées de la Mixité dans l’auto et la mobilité

La Plateforme automobile (PFA), accueillait, jeudi 5 mars 2020, la cérémonie des 1ers Trophées de la Mixité dans l’auto et la mobilité, en présence, notamment, de Félicie BURELLE, directrice générale déléguée de Plastic Omnium, de Tristan Lormeau, DRH de Renault ou encore de Eric LE CORRE, directeur des affaires publiques du groupe Michelin.

Organisés par WAVE, présidé par Elisabeth Young, en partenariat avec la PFA, ces Trophées ont pour objectif de valoriser les entreprises qui font de la mixité un véritable enjeu de développement dans leurs organisations.

En ouvrant la cérémonie, Luc CHATEL a souligné que, « pour imaginer la mobilité du futur, on ne pourra pas se passer de 50% des talents », invitant la filière automobile à être « à l’avant-garde de ce défi sociétal ».

 

WAVE-TROPHEES-MIXITE-Présentation

Accompagnement des entreprises impactées par les transformations du secteur automobile – Appel à contribution : étude relative à la situation du marché de la fonderie.

La Plateforme automobile (PFA) et la Direction générale des entreprises (DGE) consultent le marché pour la réalisation d’une étude relative au secteur de la fonderie, particulièrement impacté par les transformations sans précédent auxquelles fait face l’industrie automobile.

L’objectif est de disposer d’un état des lieux factuel, et chiffré de l’ensemble de la filière fonderie automobile en France à partir duquel devront être proposées des recommandations très opérationnelles pour le maintien pérenne d’un maximum d’activité et d’emplois sur le territoire national.

Téléchargez le cahier des charges